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Descriptif de la méthode d’amincissement

Quelles sont les possibilités pour un patient de perdre du poids?

Moins manger, plus bouger

La méthode la plus naturelle, la moins couteuse et notamment la plus saine est d’augmenter ses dépenses énergétiques par rapport a l’apport calorique. En pratique, il faut changer son menu quotidien et se consacrer davantage a l’activité physique. Le problème de cette méthode est le temps qu’il faut sacrifier afin de perdre 10 kg. La détermination du patient décroit au fur et a mesure qu’il voit que ses efforts sont récompensés que de le disparition de quelques kilos et il tend a revenir rapidement a ses vieilles habitudes alimentaires qui lui ont causé le surplus du poids, mettant ainsi fin au régime. Bien que le nombre de réussite soit épouvantablement bas (selon les statistiques, seulement 1 patient sur 10 parvient a perdre 10+ kg), cette méthode de normalisation de poids corporel reste la plus naturelle.

Les régimes hypocaloriques

La méthode la plus répandue dans les pharmacies ou l’on trouve des étagères remplies de produits amincisseurs. Du point de vue médical, c’est l’ une des façons les plus problématiques pour aborder la réduction du poids corporel. L’organisme - face a une soudaine baisse en apport énergétique – consomme avant tout ces réserves les plus mobilisables, c’est-a-dire le glycogène musculaire et hépatique ainsi que les protéines de son propre tissu musculaire. Il laisse le tissu adipeux de réserve quasiment intact car il s’agit la source d’énergie la plus “éloignée”. Ces régimes sont généralement accompagnés d’un sentiment de faim qui incite le patient a revenir - après une période plus ou moins longue - du jour au lendemain a s’alimenter “normalement”, ce qui est perçu par l’organisme bouleversé comme une situation d’amélioration momentanée. Il accumule alors l’énergie obtenue soudainement prioritairement dans le tissu adipeux et non pas dans le tissu musculaire pillé. Le résultat est un autre aggravement du rapport tissu musculaire / tissu adipeux et le développement d´un phenomène appelé « yoyo ».

Les possibilités d’amincissement chimiques

Autrement dit, la manière la plus profanée et, du point de vue médical, pire façon de faire face au problème. Rares sont les filières de la pharmacologie qui ont un passé aussi rempli d’effets secondaires, comme les anorectiques (pilules d‘amincissement). Aujourd’hui, cette façon de traiter l’obésité est en repli et existe seulement car elle est soutenue par le business pharmaceutique car elle n’a absolument rien a avoir avec l’approche médicale moderne. Ils n’existent a priori plus que trois molécules sur le marché. Certaines agissent d’une manière centrale (sur le centre de la faim et de la satiété dans le cerveau) et chacun devrait savoir qu’il s’agit d’un antidepresseur classique, produit originairement syntetisé pour lutter contre les depressions nerveuses. D’autres prennent effet périphérique et ils ne prennent effet que lorsque le client rompt le régime (diarrhée après l‘ingestion de nourriture contenant le gras). Les anorectiques agissant sur la périphérie représentent donc un mal plus modéré que ceux qui agissent centralement. Il faut donc dire non a cette façon de “traiter” l’obésité, car ils passent outre la cause de l’obésité et laissent croire au patient qu’il peut perdre du poids en prenant simplement un comprimé. Du point de vue de la médecine préventive et éducative, il est foncièrement mauvais d’aborder le problème de cette manière.

Les compléments nutritionnels

Le marché est aujourd’hui inondé de centaines de dits compléments nutritionnels qui favorisent la perte de poids. Ils font objet de nombreuses publicités présentant une connaissance en biochimie arrachée de son contexte qui fait pour ainsi dire automatiquement miracle sur le corps alourdi par les kilos en trop. Un laïque ne peut découvrir le piège s’il n’a pas suffisamment de connaissances en biochimie. Les publicités sont en général construites de manière a ne pas pouvoir être attaquées judiciairement. Par exemple, si la publicité annonce que les produits contenant du chrome “contribuent a la réduction du poids”, elle se base sur le fait que le chrome est une composante nécessaire a la fonction normale de l’insuline. De cette information, le fabriquant rusé déduit que s’alimenter davantage en chrome améliorera l’activité de l’insuline et par déduction logique étonnante, cela va aussi améliorer le traitement du sucre dans le sang grâce a quoi - une fois de plus automatiquement - la transformation de sucres en graisse va être limitée... La folie médicale de cette construction devrait être claire même aux laïques...
La majorité absolue des compléments nutritifs ne “fonctionne” en fait qu’avec le soutien de la diurèse (effet diurétique) ou par le remplissage de l´éstomac (le contenu du tissu fibreux qui renfle dans l’estomac et atténue le sentiment de faim).
Il faut mentionner que les compléments nutritifs convenablement choisis (utilisés uniquement pour compléter une démarche efficace) peuvent encourager un régime sain et bien guidé. Cependant, il est important que ce soit un thérapeute expérimenté qui choisisse les compléments car lui seul est capable de juger leur qualité et la nature de leur composition.

Les vagues de mode

On rencontre régulièrement de nouveaux régimes dont l’efficacité est garantie a 100%. Certaines fonctionnent ou sont inoffensives et peuvent en effet aboutir a la réduction de poids (comme par ex. l´alimentation dissociée ou la chrononutrition) mais d’autres peuvent être ridicules ou même du point de vue médical dangereuses, nuisant sérieusement a la santé en général par leur caractère unilatéral (le régime grapefruit, Hollywood diet...). Il est toujours important de garder en tête qu’il ne faut pas suivre les publicités a la télévision ainsi qu’il ne faut pas céder aux régimes a la mode de ce type.

Le régime Atkinson

Le régime élaboré par dr. Atkinson a un statut particulier (élimination des sucres, un minimum de légumes, protéines animales en quantité quasiment illimitée). Du point de vue biochimique et métabolique, elle doit aboutir a une perte de poids et fonctionne donc - au contraire des approches introduites plus haut - systématiquement. Cependant, elle donne naissance a des mauvaises habitudes alimentaires (absence de tissus fibreux, vitamines, consommation terrifiante de gras saturés et de protéines végétales nuisibles etc.). Pour ces raisons, il faut refuser ce régime.

Les plats diétetiques « prêt–à–manger »

Ils sont une autre affaire de mode qui ne convient absolument pas a la réduction de poids. Par contre, il peut être utile lorsque le patient se rend a l’étape du maintien du nouveau poids qui suit un régime et dois s’alimenter de façon a ne pas regagner les kilos perdus. Ce type de plat est certainement meilleur qu’une pizza ou du fast food !

Les méthodes physiques

Les dernières années nous ont apportés des méthodes physiques qui ont pour but d’amincir de “l’extérieur”, c’est-a-dire qu’elles agissent de façon physique sur cellules adipeuses. Le marché nous présente des séries entières de machines qui nous promettent la perte de poids pendant que nous sommes confortablement installés sur le sofa en lisant un journal. Du point de vue médical, il s’agit en général de méthodes neutres, encourageantes etacceptables qui peuvent véritablement agir par exemple contre la cellulite. D’un autre côté, en utilisant uniquement ce moyen il est impossible de parvenir a perdre du poids a long terme et il faut toujours le combiner avec des démarches d’amincissement “internes”.

Les méthodes invasives

La lipossuccion, les anneaux sur l’estomac et d’autres sont malheureuses de plus en plus nécessaires, bien qu’elles sont dédiées a l’obésité “morbide”, c’est-a-dire a ceux qui n’ont pas assez de volonté pour régler leurs problèmes de poids autrement. Ces méthodes sont nécessaires pour les cas mentionnés ci-haut. Les effets secondaires sont importants (récidives), ainsi que les risques et la charge que cela représente pour l’organisme (les interventions chirurgicales sont faites en anesthésie générale).

Le régime protéiné

La question qui a donné naissance aux régimes protéinés est claire: comment obliger l’organisme a laisser les protéines de son propre corps de côté pour maigrir des gras en réserve a la place...? Et est-ce possible?
Dr. Blackburn (futur professeur a l’Université Harvard, USA) a réussi la tâche. En 1973 il a formulé le protocole Protein Sparing Modified Fast qui était a la base des régimes cétogènes.
En l’alimentant de quantités suffisantes de protéines de qualité tout en réduisant l’alimentation en sucres (sans qu’il y ait de risque pour le cerveau), l’organisme entre en cétose (d‘ou les régimes « cétogènes ») et réduit la masse corporelle principalement au préjudice du tissu adipeux, ce qui peut être objectivé sur la balance capable de mésurer la bioimpédance.
Cette façon de perdre du poids a cependant des indications et contre-indications précises et pour cette raison elle doit être prescrite et suivie par un médecin ou un spécialiste en alimentation qualifié. Les indications pour ce régime sont a part un excédent de poids et l’obésité un taux de gras dans le sang élevé (avec d’excellents résultats en matière de réduction du cholestérol et des triacylglycéroles), hypertension, diabètes type II (traités par un régime ou des comprimés, non lors de laquelle le patient doit utiliser des injections d’insuline) et d’autres.